BEC Athlétisme
Si nous devions comparer l’histoire de la section athlétisme du Bordeaux Etudiants club à une discipline athlétique, ce serait celle des 100 km. Paradoxe, pour une section qui a surtout brillé par ses sprinteuses et sprinteurs.
100 km comme 100 ans – et un peu plus- d’histoire.
L’athlétisme  est la discipline sportive avec celles du football et du rugby fondatrices en 1897 du Bordeaux Université  Club - le BUC-. Association sportive des étudiants de Bordeaux qui deviendra le BEC en 1903.
Quel est le paysage athlétique en 1897? Dans quel environnement sportif ce nouveau club vient il pratiquer ?
Une ‘’ fédération’’ régit la pratique, celle des sports de plein air : USFSA- l’Union Sportive Française des Sports de Plein Air-.
 Des clubs bordelais sont déjà acteurs : le Bordeaux Athlétique club- anglophone présidé par Mr Shearer-, le Sport Athlétique bordelais, le Stade Bordelais – fondé en 1889.
Des terrains de sport sont investis depuis quelques années : Sainte Germaine pour le Stade Bordelais, la pelouse de Saint Augustin, le parc du Bourran à Mérignac et celui pour notre club du cours Saint Louis.
Des compétitions existent : le trophée Panajou organisé par Mr PANAJOU du Stade Bordelais à la mémoire de son fils sur le stade de Sainte Germaine dès 1897. Dès 1899, le BUC organise une réunion athlétique sur la pelouse de Saint Augustin dont l’édition du 14 mai de la Petite Gironde  donne le programme- 100, 200, 400, 1500 m, hauteur, longueur, perche et poids.
1897- 1919. GUTTIEREZ, HERVOCHE,  PUNCET.
Si ces trois noms dominent cette période par leurs performances et leurs sélections internationales, il faut aussi citer celles du futur Docteur Loubatié- 52’’ au 400m  5ème aux championnats de France –, de Régimbeau en 1913 au saut en longueur- 6,46 m-, de Mattio remarquable sauteur à la perche à l’époque des meilleurs mondiaux, Mousteils et autre Fernand Gonder, tous girondins, de Peyrou, recordman de France du saut en longueur sans élan – 3,21 m en 1915.  Sans oublier un certain Juppé dont nous ignorons les performances athlétiques et la parenté avec Alain, mais dont on sait qu’il fut étudiant en art dentaire, athlète et arrière de l’équipe de Rugby.     
Henri Guttierez : sauteur en longueur, meilleure performance 6,58 m, sélectionné aux jeux  Olympiques de Londres au saut en longueur en 1908, deux fois champion de France – 1905 et 1909-. Henri Guttierez fut le premier sélectionné olympique d’une  longue série dans l’histoire de la section.           
Charles Hervoche : médecin, spécialiste du 110 m haies – 17’’- et sauteur en longueur, recordman de France avec un saut exceptionnel en 1909 de 7,05 m. Il fut deux fois champion de France en longueur – 1907 et 1908- et une fois au 110 m haies  en 1909. Il  compte trois capes en équipe de France.
Puncet : il détiendra le record de France du saut en longueur à deux reprises en 1910 avec un bond de 7,06, pris au  béciste Hervoche puis l’améliorera en 1911 avec un saut de 7,07 m. Il sera international en 1912.  Il conservera son record de France jusqu’en 1922. Ironie de l’histoire, c’est un autre grand béciste qui lui ravira, un certain Gabriel Sempé. Jusqu’en 1922, le saut en longueur est une affaire béciste.  

1920-1929 : LES ANNEES SEMPE.
Gabriel Sempé est la grande figure béciste de cette décennie. Il est né à Tarbes le 1er avril 1901. C’est à l’âge de 18 ans qu’il arrive à Bordeaux pour s’inscrire à la faculté de médecine. Il avait déjà pratiqué l’athlétisme dans la capitale pyrénéenne. Les entraineurs bécistes devant tant de qualités de vitesse, de détente et de souplesse  le dirigent vers la longueur, le décathlon et surtout du fait de sa taille vers le 110 m haies, spécialité où il excella. Il en fut onze fois champion de France dont neuf fois sans interruption de 1923 à 1931. Il faut signaler qu’en 1932, il ne put être départagé avec Henri Bernard et le titre ne fut pas accordé car les deux athlètes refusèrent de recourir !
Il fut huit fois champion de France sous le maillot rouge de 1923 à 1930. En 1931, ses études médicales terminées, il retourne au Stadoceste Tarbais. Il gagnera le titre  encore les années 1933 et 1935. A cinquante ans il courut en … 16’’20 !
Son record de France qu’il établit à neuf reprises, fut porté lors de sa course la plus aboutie en 1928, lors de sa victoire au  match  international Allemagne – France à Berlin en 14’’4/5. A  2/5 du record du monde.
Il fut aussi un remarquable sauteur en longueur. Il prit le record de France à un autre béciste Puncet en 1922 avec un saut de 7,08 m.
Remarquable décathlonien, il fut sélectionné en 1924 aux jeux olympiques de Paris dans cette discipline. Malade,  il ne put terminer l’épreuve. -13 m au poids, 38 m au disque, 1,80  en hauteur, 11’’1/5 au 100 m-
Il participa à deux jeux olympiques : Paris en 1924 sur le décathlon et le 110 m haies  et Amsterdam en 1928 sur le 110 m haies. Les deux fois, il participa à la demi-finale.
Il y a plusieurs Gabriel Sempé : l’athlète que nous venons d’évoquer, le médecin tarbais, respecté, écouté et très apprécié dans ce métier qu’il adorait,  l’érudit que la France a découvert dans les émissions de télévision- ‘’Intervilles’’ dans laquelle il fit gagner par sa grande culture sa bonne ville de Tarbes- ,  mais aussi le joyeux  drille car comme le disait le grand journaliste Roger Debaye : ‘’être né un 1er avril prédispose plutôt à la rigolade. Gaby, redoutable organisateur de coups fourrés, s’endormant en riant, se réveillant en souriant’’.
En conclusion, un vrai béciste.   
Mr Sempé,  vous occupez une grande page de l’histoire de notre club.
Ce palmarès ferait presque passer aux oubliettes le record de France du triple saut de R.Rousset avec un triple bond de 13,57 m.

1930-1939. La décennie des sprinteurs : NORA, CARLTON,  JOURDIAN,  SKAVINSKI.
Pierre Nora : né en 1912, il se fit remarqué à l’âge de 20 ans en devenant meilleur sprinteur régional.  Le célèbre entraineur béciste, Albert Lacombe dut le faire beaucoup travailler pour corriger ses défauts : manque de souplesse et course heurtée.
Ce fut aussi un remarquable joueur de hockey sur gazon de l’équipe du BEC qui jouait au niveau national. C’est ainsi qu’il rencontra Pierre Skawinski lors des rencontres BEC-Primrose.
1933 fut sa grande année. Il gagna le challenge National Marc et Barrés organisé par le BEC devant les pucistes Pascal et Pontvianne. Il fut sélectionné en équipe de France contre l’Italie ainsi que pour les universiades de Turin. Il établira son record à 10’’4/5. 
Pierre Nora fut emprisonné en Allemagne en 1940 et ne revint de captivité qu’en 1945.
Licencié en droit, il termina sa carrière comme chef du service du travail à la préfecture de la Gironde.
Grand béciste, il donna beaucoup au club : président de la section et  entraineur des jeunes.
Pierre Skawinski : c’est donc Pierre Nora qui remarqua sa vitesse comme adversaire de hockey sur gazon. Les résultats ne se firent pas attendre : mai 1933, étudiant en droit pour sa première année d’athlétisme il termine 3 ème du 800 m des championnats de France universitaire et en juillet devient…. champion de France  du 400 m FFA en 50’’2/5   
Un an plus tard il est sur le podium – deuxième- du championnat … d’Europe  sur 400 m à Turin. Il établit son record : 48’’ qui restera jusqu’en...  1998 celui du club. 
 
Un palmarès extraordinaire : recordman de France du 4X400 m en 3’15’’3/5 avec l’équipe de France,
Treize sélections en équipe de France,
Quatre fois champion de France – trois fois sur 400 m et une fois avec ses coéquipiers du BEC au relai 4X100 m en 1936 – Carlton, Marjou, Jourdian, Skawinski-,
Médaille d’argent aux championnats d’Europe en 1934 à Turin,
Et surtout demi-finaliste sur 400 m aux jeux olympiques de Berlin en 1936. Course où il se blessa ne pouvant disputer ses chances pour accéder à la finale.
Licencié en droit, il fit une carrière remarquable de journaliste.
Maurice Carlton : c’est de Guadeloupe, où il est né en 1913,  qu’il vint à Bordeaux pour faire ses études universitaires de droit en 1934.  
Dès l’année suivante il est sélectionné en équipe de France universitaire pour les universiades à Budapest avec Pierre Nora.
En 1936, il est vice champion de France du 100 m et obtient sa sélection pour les jeux de Berlin. Quelques jours après, il établit lors d’un match international -USA France Japon -son record égalant celui de Pierre Nora 10’’4/5. Le même jour, il devient champion de France du relais 4X100  m.
Licencié en droit, incorporé comme militaire  à la préfecture d’Orléans en 1939, il est fait prisonnier. A son retour de captivité, il rejoignit son père, administrateur des colonies, à Dakar. Par la suite en 1951, i l poursuivit sa carrière d’avocat à Abidjan.
Jean Jourdian : né à Beaulac et Bernos en 1918, il se fit dès l’âge de 17 ans remarqué dans les épreuves de jeunes régionales par ses qualités de vitesse -9’’1/5 au 80 m - et de détente – 6,52 m en longueur. C’est ainsi qu’un camarade de classe le présente au célèbre entraineur béciste Albert Lacombe.
L’année suivante, en 1936, il est champion de France junior du 100 m en 11’’1/5 et champion de France avec ses coéquipiers béciste du 4X100 m.
En 1937, engagé au dernier moment sur le 100 m des championnats de France senior en remplacement de Carlton claqué, il se classe deuxième de la finale après avoir gagné la série et la demi-finale ! Il est sélectionné deux fois en équipe de France contre la Grande Bretagne et l’Italie.
1938 et 1939 furent ses deux grandes années : huit sélections internationales, surtout fait rare  dans l’histoire du sprint en France, il est en 1938,  double champion de France du 100 m en  10’’7/10 et 200 m en 22’’6/10.   
Professeur d’éducation physique et sportive, il travailla au lycée Michel Montaigne  et au CREPS de  Bordeaux jusqu’en 1962.
Il fut un remarquable handballeur, comme joueur et entraineur. Il amena l’équipe du BEC au niveau national.
Par la suite, il revint vers l’athlétisme comme entraineur jusqu’en 1988.
Grand champion, sportif éclectique-  athlétisme, handball -, remarquable éducateur, Jean Jourdian a beaucoup donné au club comme sportif par ses qualités athlétiques puis comme éducateur par son enthousiasme, sa compétence et  sa rigueur.
Mais, sans un remarquable entraineur que fut Albert Lacombe, rien n’aurait été possible au BEC pour faire éclore les talents de ces grands champions de cette décennie que furent : Pierre Nora, Pierre Skawinski, Maurice Carlton et Jean Jourdian.   

SKAWINSKI Pierre: 
Né le 23 décembre 1912 à Bordeaux il se révèle en 1933 sélectionné aux Jeux de Berlin en 1936 : 48" au 400m. Il fut 3 fois sélectionné en Equipe de France et 3 fois Champion de France sur 400m. Champion de France du 4x100 avec le B.E.C (CARLTON, MARJOU, JOURDIAN, SKAWINSKI) en 1937. Il a détenu le record du club du 400m jusqu'en 1997!
CARLTON Maurice:
né en 1913 à Saint Claude en Guadeloupe il arrive à Bordeaux en 1934 pour des études de droit. Il devient très vite pendant ses études à l'université de Bordeaux, l'un des sprinters les plus talentueux de sa génération.

Sélectionné aux Jeux Universitaires de BUDAPEST en 1935, 3 sélections en Equipe de France, sélectionné aux Jeux de Berlin en 36, champion de France du 4x100 m. Licencié en droit, il travaille à la Préfecture d'Orléans. Incorporé en 39, il fut prisonnier. A son retour de captivité, il rejoignit son père à Dakar puis s'installa comme avocat à Abidjan.
JOURDIAN Jean:
Né le 19mai 1918, il est repéré très tôt par Albert LACOMBE, entraîneur du B.E.C. Il gagna toutes les courses de jeunes. En 1936, à 18 ans, il fut champion de France Senior du 4x100 m avec le B.E.C. Equipe MARJOU, JOURDIAN, CARLTON, SKAWKINSKI. 

En 37, il battit Robert PAUL, autre grand champion régional du club Athlétique Béglais sur 200m (Robert Paul sauta 7,70 m en longueur et détint le record de France pendant 24 ans). 1938 sera l?année de sa consécration: champion de France sur 100 et 200 mètres avec 10?60 et 22?60?. Trois matchs internationaux : Pologne, Suisse, Angleterre. En 1939 : Champion de France 100, 200, et 4x100 m.

En 1942, il fut reçu à la maîtrise d?Education physique et sportive. Il enseigna au lycée Michel Montaigne, au CREPS de Talence, et fut nommé Conseiller technique régional de Handball. Il entraîna l?équipe du B.E.C handball pendant 18 ans jusqu?en 1981 au niveau national. 


1940-1950:Les fondations d'une grande équipe

 Cette période fut évidemment très perturbée par la guerre. De nombreux talents ne purent s'exprimer. Mais comme souvent, c'est dans des conditions difficiles, que se cristallisent les énergies. Quelques athlètes arrivés au club à cette époque formeront, dans les années 60-70, l'encadrement d'une des meilleures équipes d'athlétisme de france. Il s'agit de :Paul MARGUERY, Jacques ABBADIE, Yves DURAND SAINTOMER, Christian DUBREUILH et sa future épouse Monique DRILHON. Des championnats de France furent tout de même organisés:
    * en 1941 à Colombes l'équipe féminine est Championne de France du 4*100m (TOULOUSE, DRILHON, BROUSTE, MORISSON)
    * en 1942 à BORDEAUX, l'équipe du 4*100m se classe seconde (FAUCHER, MARGUERY, PAUTRIZEL, VIVES)
    * en 1943 à LYON (Gerland) Christian DUBREUILH fait deuxième sur 400m. 
Chez les garçons P. MARGUERY et Y.DE LA GARLIERE furent tous les deux internationaux au saut en longueur (7.05m).
Chez les féminines deux athlètes dominèrent cette période (photo ci-contre):
    * Monique DRILHON Championne de France sur 200m en 1943 et 4*100m en1941, 1/2 finaliste au 100m et médaille d'argent au 4*100m des Championnats d'Europe en1946.
    * Jeanine TOULOUSE Championne de France sur 100m en 1941, 46, 49, sur 200m en 1946, 49, sur 4*100m et 4*200m en 1941. Elle fût sélectionnée aux jeux Olympiques de LONDRES en 1948. Elle fut surtout recordwoman de France du 100m en 12". 
1940- 1949.  Après la décennie des sprinteurs celles des sprinteuses :
Monique Drilhon-Dubreuilh et Jeanine Salagoity- Toulouse.  
Avant de parler de  ces deux grandes championnes, il faut évoquer les conditions très difficiles de pratique de l’activité sportive pendant les années de guerre d’une part et d’autre part quelques athlètes masculins au palmarès sportif  remarquable.
Pendant les années de guerre, les athlètes devaient se contenter le plus souvent de piste en herbe pour les compétitions régionales vers lesquelles les déplacements s’effectuaient dans des conditions bien délicates. Les challenges étaient par contre nombreux pour les fêtes locales ce qui permettait d’égayer un style de vie morose et de compenser les difficultés d’organisation de compétitions fédérales. Royan, Pons, Angoulême, Libourne, Pauillac, Arcachon, Barsac, Pau, Talence sur l’hippodrome, Blaye, Agen, Marmande avec déjà une piste en cendrée réputée.
Il y eu tout de même deux championnats de France en 1942 au stade de Lescure à Bordeaux et 1943 à Gerland Lyon.
Les lieux d’entrainement béciste étaient tout de même nombreux : L’annexe de Lescure, la piste de Chauffour à la piscine Judaïque, la piste du CREPS du château Monadey à Talence et le nouveau stadium universitaire de Pessac.   La multiplicité de ces sites veut dire qu’aucun n’étaient vraiment satisfaisant pour une pratique moderne de qualité. Le BEC a toujours était un club nomade, sans véritable complexe sportif  à la mesure de ses ambitions.
Le BEC se fait remarqué par d’excellents résultats dans les championnats par équipe.
Le relai  féminin du 4X100 m et 4X200 m est championne de France en 1941 composée de Morisson, Drilhon, Toulouse et Brouste.
 L’équipe masculine du BEC -  Clément Bolée, Poujardieu, Durand Saint Omer, Haure, Fermaud, Bujard, Prat, Marguery, Jourdian, Lafosse, Rousseau, Sirben, Darrigand-   est championne de France de deuxième catégorie en 1943.
L’année suivante, l’équipe de relai masculine du 4X400 m bat le record de Guyenne, composée de Fermaud, Rousseau, Lafargue et Dubreuilh. 
En individuel, chez les garçons les résultats les plus remarquables furent:
Jacques Abbadie qui sera par la suite un très grand dirigeant amenant le club vers des sommets jamais égalés de la décennie 60 puis 70. Il obtint le titre de  champion de France universitaire du 4X100 m avec ses amis Marguery, Dantylucq, Lepretre.
Jean Magnes, futur rhumatologue dacquois, international au saut à la perche et deux fois champion de France universitaire dans cette discipline.
Des champions de France dans les catégories jeunes : Gérard Planchet  en 1945–triple saut junior-, Lapios  en 1948– hauteur cadet avec la remarquable performance de 1,81 m -, Philip Raymond en 1943-disque junior-, Roger Lagurgue en 1941– disque junior international junior France Portugal- .
Les champions individuels emblématiques du club masculins de cette décennie s’appellent/
Yves de la Guarlière : Champion de France universitaire du saut en longueur en 1947, en 1952 il se classe 4ème de la finale des championnats de France avec une performance de 7,15 m.  En 1955, il est capé deux fois en  équipe de France pour le match contre l’Allemagne et le Portugal.
Paul Marguery : trois fois champion de France universitaire du 4X100 m, international universitaire au saut en longueur, international au saut en longueur contre la Belgique, et sélectionné en équipe de France ….de handball à 11. Sa meilleure performance est de 7,05m en 1948. La même année, il se classe 3ème aux championnats de France avec un saut de 6,91 m, performance qui lui permet de rentrer en équipe de France contre la Belgique.
Christian Dubreuilh : en 1942, international junior sur 400m, l’année suivante il est vice champion de France sur  la même distance à Lyon, avec la remarquable performance de 49’’3/10. International universitaire en 1946 contre la Belgique et le Luxembourg. Recordman de Guyenne du 4X400 m. Il deviendra le grand entraineur des sprinteurs bécistes des années soixante dix et de la fédération française comme directeur technique national.
Au niveau féminin deux palmarès  vont amener les plus beaux lauriers au club dans ces années quarante :
Monique Drilhon : En 1943, elle est championne de France du 100 et 200 m.
En 1946 elle représente la France aux championnats d’Europe à Oslo. Elle est demi-finaliste du 100 m. Elle est médaillée d’argent du 4X100 m.
Elle aura quatre sélections en équipe de France.
Elle est championne de France du 4X100 et 4X200 m. en 1941.   
Mariée à Christian Dubreuilh, elle deviendra pour toute une génération de jeunes athlètes qu’elle formera : Madame Dubreuilh.
Jeanine Toulouse : Elle fut avec Monique Drilhon la chef de file de l’athlétisme béciste de cette période avec un palmarès exceptionnel. Championne de France du 60 m en 1946 et 1949 avec la performance de 7’’7/10, double championne de  France comme Jourdian avant et Krantz après sur 100 et 200 en 1941, 42 et 45. Regagne son titre sur 100 en 1949. Au total avec les relais ce ne sont pas moins de 13 titres nationaux  qu’elle porte à son palmarès. Il faut y ajouter deux records de France dont celui très prestigieux du 100 m en 12’’ en 1949 et du 4X100 m à deux reprises en 1948 à Londres aux jeux Olympiques en 48’’1/10 puis quelques jours plus tard en 47’’6/10.   
Elle compte 10 sélections en équipe de France et une sélection olympique à Londres en 1948 sur 80 m haies –demi-finaliste -  et sur le relai 4X100 m.
Avec ceux de Colette Besson, de Patrick Bourbeillon  de Jean Jacques Boussemart et de Frédéric Krantz à coup sûr un des plus remarquables palmarès du club.

1950-1959 : L’ascension vers le sommet. A la fin de cette décennie le club devient le sixième club français.
Si cette décennie voit apparaitre quelques individualités exceptionnelles, notamment Pierre Alard- dont nous détaillerons le palmarès dans la décennie suivante-, c’est surtout par la densité moyenne des performances que cette période est remarquable.
C’est par la qualité de l’encadrement que ceci fut rendu possible. La partie administrative avec Gérard Planchet, Pierre Nora et Adrien Trouvé, le cadre technique avec : Beziade, Mangou,  Seurin- directeur du CREPS-, Durant Saint Omer- futur entraineur d’une certaine Colette Besson-, Marguery pour les garçons et Carole Lombard, Mlle Morison et Saunier pour les féminines. C’est ainsi qu’en 1958 le club obtient son meilleur classement national, sixième derrière quatre clubs parisiens : Racing, Puc,  Stade Français, Colombes et Grenoble université. A signaler que trois clubs universitaires sont dans ce classement !  
Voici les meilleures performances de cette décennie :
Chez les féminines : ce sont les lanceuses qui se distinguent.
Rabreau, 31, 67 m au disque.
Françoise Clavé : 11,90 m poids et 37,74 au disque en 1958.
Yvette Vintousky : recordman de Guyenne du lancer du disque avec 43,41 m, elle est championne de France en 1956 et seize fois internationale.
Andrée Malsert : grande championne  du lancer de Javelot, elle sera détentrice du record de Guyenne en 1956 et comptera 37 capes en équipe de France. Elle sera deux fois championne de France dans la décennie suivante – 1966 et 1967-.
Il faut signaler les bonnes performances de : au 100 m de Pierre en 12’’7/10 et Harymbat 12’’9/10, de Furet sur 800dm en 2’31’’, de Berot et Nadal  en longueur avec respectivement 5, 23 et 5,17 m.
Chez les masculins, le palmarès des résultats remarquables est plus étoffé.
Pour les lancers :
Noiret, 13, 37 m au lancer du poids.
Winschel  avec une performance de 41,60 m au disque mais surtout le jet de niveau national  de 14,96 m au lancer du poids.
Cette décennie voit éclore un grand talent avec l’arrivée de Pierre Alard : il représentera la France au lancer du disque aux jeux de Melbourne en 1956. L’année suivante il est champion de France dans la même discipline. Il représentera la France contre les allemands avec un autre béciste Yves de la Garlière- saut en longueur- .
Pour les courses : citons,
Sampeur,  futur médecin arrivant de Périgueux et excellent rugbyman par ailleurs au 400 m haies 55’’5/10, 10’’90  sur 100. Une sélection en équipe de France junior.
Celles Jacques, 14’’80 au 110 m haies, un des meilleurs décathloniens de cette décennie- trois sélections en équipe de France- .
Mangé, 55’’4/10 au 400 m haies.
Cloitre,  15’’90 au 110 m haies.
Rivière, dont le petit neveu rejoindra le club dans les années 2000, 1’55’’ au 800 m.
Albet, 2’37’’ 1000m cadet.
Margurery René réalisa de belles performances au 110 m haies.
Gourment, 11’’ au 100 et 22’’4/10 au 200 m. Dantou fut aussi un remarquable sprinteur.
Chaudet Bernard  domina la spécialité du 400 m en Guyenne de 1958 à 1962. Sa meilleure performance fut 49’’30. Il eut deux sélections avec France Sud contre l’Italie,  le Portugal  et l’Espagne. 
Il faut ici signaler l’excellente performance d’Aussant,  futur professeur EPS du Lycée de Talence en 48’’8/10. Il fut sélectionné en 1953 contre le Portugal.
C’est par l’école de sauts que cette décennie fut remarquable :
Au saut en Longueur un jeune cadet montrait son nez : Jean louis Massé, 6,42 m.
Ali Brakchi,  venant de Constantine pour ses études au CREPS performera à 7,08 m.
Le saut à la perche avec la Frichou Joël, 3 ,55 m – 1 sélection en équipe de France et Arrambie. 
La dynastie des Frichou se composa dans l’histoire du club du père de Joël excellent coureur de 400 m dans les années vingt – champion de côte d’argent avec Massieu, Lascaud et Ballou du 4X400 m  et de sa fille Annie qui se distingua sur 100 m haies. Son petit fils, Jonathan,  fut un très bon hurdler, mais ‘’nobody is perfect’’ sous les couleurs jaune et noire.
Le triple saut fut remarquable avec les débuts d’un grand triple sauteur de la décennie suivante, Jean Humbert mais surtout la consécration de  Page Roger, recordman de Guyenne avec l’excellente performance de 14,56 m. Il sera sélectionné en équipe de France et aux universiades. C’était en 1958, un solide concurrent au grand Eric Batista.   
Le saut en hauteur fut la spécialité phare de cette décennie. Le chef de file fut Etienne Roques spécialiste du saut en ciseau avec retournement intérieur avec une performance remarquable de 1,91 m établie en 1955, 5ème performance française.
Il fut accompagné par Lapios- 1,85 m-, Laurent -1,86 m-, Chaperon-1,86 m- . Il faut souligner ici la remarquable école béciste de cette spécialité.  


1960 – 1969 : le club touche le Graal.
Si cette décennie est l’apogée de notre section par le titre olympique de Colette Besson en 1968 et l’année suivante celui de champion d’Europe de Patrick Bourbeillon, elle l’est aussi par la densité des autres résultats.
L’équipe masculine joue dans la cour des meilleurs clubs français. Elle est à coup sûr un des meilleurs clubs de province rivalisant avec les grands clubs parisiens que sont le Racing Club de France et autre Paris Université Club ou le Stade Français.
Le club brille par ses nombreux titres de Champion de France de relais. Pas moins de 13 titres sont répertoriés dans cette décennie :
Trois en 1964 : cadette fille 4X60 m – Vouzellaud, Rives, Naneix, Laval-
Junior masculin, 4X100 m- Mugnier, Egarius, Soubestre, Mouquet.
Senior masculin, 4X100 m- Mouquet, Mézailles, Massé, Vareilles.
Deux en 1965 : les deux équipes juniors du 4X100 m en féminine avec, Vouzellaud, David, Naneix, Laval et masculin avec Mugnier, Egarius, Leroy, Mouquet.
Trois en 1966 : un en junior masculin- Priolau, Bernat, Dumartin, Bourbeillon.
Deux en sénior : 4X200 masculin – Leroy, Dumartin, Egarius, Bourbeillon- et 4X100 m fille – Piaud, Naneix, Massé, Laval-
Quatre en 1967 : 4X80 cadet – Ordonneau, Le Duff, Bruzaud, Dinety-.
4X100 m sénior masculin – Mouquet, Peysson, Egarius, Bourbeillon-.
4X200 sénior masculin – Dumartin, Egarius, Peysson, Bourbeillon-. 
4X200 sénior fille – Piaud, Galey, Massé, Laval.
Un en 1969 : 4X400 m fille - Gombaud, Piaud, Laval, Besson-.
Ce sont 23 athlètes masculins et féminines qui ont représentés le club en équipe de France.
Chez les garçons :
En lancer du disque, Paul Perrot, 9 sélections, Michel Debeda- recordman de France cadetdu lancer du poids avec17,58 m et l’un des meilleurs français séniors du disque 52 m sélectionné contre l’Allemagne de l’Ouest, il établira le record de Guyenne au poids avec 17,11 m, et bien sûr :
 Pierre Alard – 7 fois champion de France, battra 8 fois le record de France pour le porter à 55,32 m, représentera la France à 62 reprises et après Melbourne participera aux jeux olympiques de Rome. Professionnellement,  il fut directeur technique de la fédération française de ski et sport de glace en charge de la préparation physique. Son entraineur était Mr Beziade qui le découvrit alors qu’il pratiquait la… natation.  
L’école de saut en hauteur dans la continuité des années cinquante se poursuit avec deux remarquables athlètes : JM. Manent 1,91 m -1 sélection en 1962- et Gilbert Vallayes 2,05 m  – 10 sélections entre 1962 et 1966-
Le saut en Longueur avec JL. Massé, 7,26 m  3 sélections entre 1962 et 1966, Jean Humbert 7,27  m  ET Gilbert Mézailles 7,45 m 3 capes entre 1962 et 64.
Perche et 110 haies avec Jo Maïsetti, élève puis professeur au CREPS performant respectivement à 15’’50 et 4 m.  
Le triple saut représenté par Jean Humbert avec une performance de 15,23 m qui lui vaudra 14 sélections entre 1957 et 1962. Ce sera quelques années plus tard un grand entraineur, éducateur et responsable du sport scolaire au niveau national.
Au décathlon, Jacques Celles – 3  sélections en 1965 et 66 avec 6800  points dans les 3 meilleurs français-.
Sur 100 m. Nos deux grands sprinteurs que furent : René Egarius, 4 sélectionsen équipe de France,  21’’3/10 au 200  m – record de Guyenne- et Patrick Bourbeillon respectivement  4 entre 65 et 67 et 16 au total sur sa carrière entre 67 et 1972.
Bernard Alaux en junior sur 100 m, meilleure performance mondiale  junior avec l’équipe de France au 4X100 m.
Sur 400 m : C .Maurel en 1965 et Philippe Peysson 2 en 1965 et 1967.  
 Chez les féminines.
En lancers : disque avec 15 sélections pour Y. Vintousky,
37 au javelot pour Andrée Malsert- 48,80 m-, 3 pour Abadias dans la même discipline,
1 au saut en Longueur pour M.Carrère-5,35 m-.
En course :
Colette Besson 35 sélections sur 400, 800 et 400 haies.
Martine Laval, 5 de 65 à 71, spécialiste de 100 haies – 14’’-.
Françoise Masse,  5 entre 1960 et 1968 elle aussi sur les haies.
Françoise Piaud, 1 en relai 4X400 m en 1969.
Françoise Chibrac sur 100 haies en 1967.
Monique Wideman sur 100 m. Elle se fera connaitre par la suite sous le nom de Monique Noirot sous les couleurs de l’ASPTT comme grande spécialiste française du 400 m.
Le feu d’artifice de performances de cette décennie eut son bouquet final dans les deux dernières années 1968 et 1969 avec deux grands athlètes :
Patrick Bourbeillon : il fut découvert à Mont de Marsan dans la  première année junior. Dès la deuxième année de cette catégorie, il intègre l’équipe du BEC, venant faire se études  au CREPS. Il est coaché par Christian Dubreuilh alors professeur. Sa meilleure performance sera sur 100 m à Madrid lors de France Espagne avec 10’’20 manuel. Il sera 16 fois international. Il gagnera le 100 m du match Grande Bretagne – France à Londres – Cristal Palace- devant Sarteur et Fenouil. Il sera finaliste aux universiades de Tokyo. Deux fois champion de France en 1967 sur 4X100 et 4X200 m. Le relai fut sa grande spécialité comme athlète et plus tard comme grand technicien. En effet, comme athlète- avec Fenouil, Sarteur, Saint gilles, il obtint la médaille d’or du 4X100 m en 1969 du championnat d’Europe d’Athènes. Quelques années plus tard il faillit permettre à son élève Fred Krantz de savourer la même joie en 1997 à ceux de Budapest- vice champion d’Europe-. Il amena le relai Français en finale des jeux olympiques de Sydney en 2000 – 5ème -  et accompagnera Jean Jacques Boussemart en finale du 200 m de ceux de Los Angeles en 1984.   
Colette Besson : il faudrait un livre entier pour parler du palmarès et de la personnalité de   Colette, tant elle marqua par sa carrière  d’athlète  mais aussi après par son action d’ambassadrice de l’athlétisme,  le paysage du sport en France. Elle fut découverte par un grand  béciste Yves Durand Saint Omer, ancien athlète de l’équipe des  années quarante, puis entraineur de celle des années cinquante, en Charente Maritime où il travaillait depuis quelques années comme professeur d’éducation physique. Il crée le club des Goélands de  Royan dans lequel vient pratiquer Colette. Dès 1965, elle se fait remarquer en junior sur 200 m. Il retrouve lors de ce championnat de France ses amis du BEC et retourne dans la région bordelaise en 1966 pour avoir de meilleures conditions d’entrainement. Pari payant, deux années plus tard, elle décroche le titre Olympique aux jeux de Mexico sur 400 m. Elle sera 35 fois membre de l’équipe de France. Elle participera en 1972 aux jeux de Munich. En 1969, elle détiendra en 52’’ 74, le record du monde à égalité avec Nicole Duclos. Lors de ces mêmes championnats du d’Europe  à Athènes,  elle battra aussi avec l’équipe de France le record du Monde du 4X400. Apothéose de la décennie, deux records du monde, deux titres de champion d’Europe, une médaille d’or olympique : le graal.    
MEXICO, mercredi 18 octobre 1968.
"ET COLETTE BESSON SURGIT"
Colette Besson est née le 8 avril 1946 à Saint-georges-de-Didonne en Charente Maritime. Elle est athlète au club des goélands à Royan de 1961 à 1966. Elle prend une licence individuelle en 1967, et signe au BEC en 1968. En Junior, elle court le 200 mètres en 25"3, deuxième performance française en 1964.
Sa progression au 400 mètres :
    * 1966 : 54"2
    * 1968 : 53"8 avant Mexico, 53"1 en série à Mexico ( record de France égalé), 52" en finale (record d'Europe, record Olympique)
    * 1969 : 2ième sur 400 et 4*400m à ATHENES aux Championnats d'Europe. Elle bat à cette occasion le record du monde 51''74. 

Collette obtint 35 sélections en équipe de France. Elle participa à 2 Olympiades, Mexico et Munich. Elle fut 4 fois championne de France, 2 fois sur 400, 1 fois sur 800m et 1 fois en cross country. Elle a battu 5 records de France :3 fois sur 400m et 2 fois sur 400m haies.

En janvier 1995 elle est promue officier de la légion d'honneur par François MITTERAND. A propos de président de la république. Le Général DE GAULLE lui aurait avoué qu'elle était la seule femme a l'avoir fait pleurer. Antoine BLONDIN ne l'avait il pas surnommée "la petite fiancée de la France"?

1970 -1979 : sur la lancée des années soixante.
Cependant, si les années soixante sont allées à ‘’mas’’, les années soixante dix iront à ‘’menos’’.
Tout commence bien pourtant par deux sélections olympiques aux jeux de Munich en 1972.
Si Colette ne se qualifie pas pour sa deuxième finale olympique, elle termine 4ème du relai 4X400 m et Patrick Bourbeillon fait 7ème dans celle du 4X100 m.
Les filles brillent dans les relais et le cross country :  en relais ce seront quatre titres dechampionnes de France , trois en sénior sur 4X400 m en 1969 – Gombaud, Laval, Piaud,  Besson -,  1970 en établissant un nouveau record de France des clubs en 3’49’’ 5/10 – Piaud, Gombaud, Giraud, Besson -  et 1974 – Bellade, Giraud, Gombaud, Besson - , deux en Junior sur 4X100 m en 1971   - Gazel, Courbin, Frichou, Bernadet -  puis  en 1972 – Dubs, Cabit,Gazel, Bernardet-.
En cross country, deux années consécutives, 1970 et 71, sous la houlette d’Yves Durand Saint Omer le BEC remporte le très recherché titre de championne de France par équipe avec Françoise Piaud, Michèle Ménenteau, Anne Marie Saugnac et Colette Besson.
Chez les garçons, ce sont les juniors – Vanderberg, Mendiburu, Lemaire,Tappon – qui montent sur la plus haute marche du 4X100 m.  Les séniors seront en 1970, vice champion de France du 4X100 et 200 m – Alaux, Wejième, Egarius, Bourbeillon -. L e 4X400 m fera deux fois 3ème en 1970 et 71 – Pizel, Tappon, Pellet, Vignes, Bourbeillon -.
De nouveaux internationaux s’inscrivent dans le palmarès du club.
Chez les garçons : au javelot, Manuel Ibanez, 8 sélections entre 1970 et 1973. Il sera champion de France en 1970.  Sa meilleure performance 72,82 m. Dans la même discipline, Michel Pougheon, 23 sélections avec un record à 80,48 m, nous rejoint pour des raisons professionnelles de la VGA Saint Maur.  
Sur 800 m, en 1973,  Jean Louis Pellet représentera 3 fois la France et montera  sur la deuxième marche du podium aux championnats du monde militaire. Sa meilleure performance sera de 1’49’’.
Sur 400 haies, en 1972, Bruno Tappon – 51’’80 – représentera la France en Junior, catégorie dans laquelle il sera champion et recordman de France de France. Lionel  Vignes – 52’’60 -, 5 sélections – 2 en  junior, 1 en Espoir, 2 en sénior-.    
Bernard Alaux sera recordman d’Europe junior du 4X100 m junior en 1970 en 39’’90.    
Chez les filles : sur 100 haies, Catherine Etienne et Annie Frichou, en équipe de France espoir,  Anne Marie Saugnac, en sénior sur 1500 et 3000 m, Solange Giraud et Christine Gombaud  en espoir sur 400 m.
En 1975, c’est N.Demouhy qui obtiendra deux sélections en hauteur et épreuve combinées et dans la même discipline en 1978, V.Dumon- 1,81 m-.   Au lancer du disque avec Martine Reneaud, 2ème aux championnats de France en 1971 et 3 sélections en équipe de France. Murielle Vanthournout, championne de France du lancer de javelot en 1979 avec un jet de 49,80 m. Cette performance lui valut 5 sélections entre 1979 et 1984.
Pendant cette décennie il faut signaler les excellentes performances de plusieurs athlètes de niveau national : Jean Jacques Bordes, 50,86 m au marteau.
Jean Marc Pizel régulier entre 49 et 50 ‘’ au 400 m, troisième aux championnats de France du 4X400 m.
Gilles Pellet, champion d’Aquitaine en 1972 sur le steeple.
Joseph Wejième avec les très remarquables performances de 10’’50 et 21’’30  sur 100 et 200 m. Professeur d’EPS  à Lifou, Nouvelle Calédonie. 
Sur 100 m : masculin, Méphon- 10’’56-, Coudray -10’’60-, Musquet – 10’’56-. Chez les filles Martine Manso : 11’’94 et 24’’84.
Sur 110, Serra 14’’72 en 1978.
Sur 400 haies, Maurin  en 52’’80.
Bencheik et Trichet à 7 m en longueur.
Poedras à 15,25 m en longueur.
Lacotte et Bertucci à 4,40 m à la perche.
Artaxet à 49 m au disque.
Heilles à 62 m au javelot et Ricros à 55 m au marteau.
Marie Claire Lesbats : sélectionnée aux championnats du monde cadet en 1976.
Marie Pierre Moulinier, championne d’Aquitaine sur 100, 200 et 400 m haies entre 75 et 77.
Pascale Tastet, 5,99 m en longueur.
Lacassagne, 11,45 m au poids et 43,80 m au disque
Lalanne, 11,60 m au poids.
En cross, 800 et 1500 m Florence Mofen remporte dix titres de championne d’Académie et le championnat interrégional.
Telles étaient les performances de ces années soixante dix. Des titres de champion de France avec Manuel Ibanez et Murielle Vanthounout au javelot, Colette Besson sur 400 m et même en 1979 sur 400 m haies, deux titres de championne de France de cross-country  fille, deux sélections olympiques aux jeux de Munich, et une belle densité de performances de niveau national dans la deuxième partie de la décennie. Par équipe, le club obtiendra son meilleur total en 1971 se classant dans le  top 10 – 7ème -  classement cumulant les performances masculines et féminines.   
 
1980 – 1990 : Jean Jacques Boussemart.
Cette décennie fut marquée,  d’une part par une baisse sensible du niveau  et de la densité des performances et d’autre part de façon paradoxale, par un exploit, celle de Jean Jacques Boussemart  deuxième béciste à se qualifier dans une finale olympique individuelle, en 1984.
Pourtant dès le début des années 80, une belle équipe de dirigeants s’était mis en place : l’école d’athlétisme dirigée par Jourdian, Marguery et Mme Dubreuilh associé  à un encadrement technique de qualité : Bourbeillon, Debeda, Alaux, Perrot, Pougheon. Maïsetti. Malheureusement, pour des raisons professionnelles diverses et de départ à la retraite, ces remarquables techniciens vont devoir quitter le club et ne pourront être remplacés, entrainant rapidement une baisse du recrutement et du niveau de performance.
Il faut toutefois signaler dans cette décennie, l’excellente école de javelot  béciste conduite par Paul Perrot. Esponda obtint de remarquables résultats au niveau national avec un record à 68,68 m. Murielle Vanthournout est plusieurs fois internationale entre 1980 et 1984.
Il faut retenir, les remarquables résultats du marcheur Jean Pierre Vernier avec un  palmarès national de premier ordre : 2ème du championnat de France des 100 km et record d’Aquitaine du 20 km.
En 1989, ce sont deux sympathiques malgaches venus préparer les compétitions internationales en France sous le contrôle de Jean Michel Serres.
Mlle Lalao Ravonirina établira le record du club du 100 m avec un temps de niveau international : 11’’ 35. Elle monta deux  fois sur la troisième marche du podium : jeux de la francophonie et championnats du monde en salle sur 60 m.
Son compatriote Toussaint Rabenala fut un très grand triple sauteur entrant dans la catégorie très fermée des sauteurs à plus de 17 m – 17,07 m-.  
Ce sont les performances de Jean Jacques Boussemart  qui vont dominer cette décennie 80.
Venu de la région tarbaise pour ses études de futur professeur d’éducation physique et sportive, il sera entrainé et conseillé par Patrick Bourbeillon. C’est un garçon très doué car il excella non seulement sur 100 - 10’’33 - et 200 – 20’’41- mais aussi sur 400 et surtout preuve de son éclectisme sur 400 m haies - 50’’ 91 -.
 Il sera 17 fois international  entre 1981 et 1985.
En 1983, il est finaliste aux championnats d’Europe d’Helsinki sur 4X100 m.
Il fut deux fois champion de France sur 200 m en 1983 et 1985.
En 1987, il bat avec l’équipe de France le record du 4X200 m avec une performance de 1’21’’30.
C’est en 1984 qu’il obtient son meilleur résultat d’un grand palmarès avec sa qualification de la finale du 200 m des jeux olympiques de Los Angeles. Il termine sixième. Le vainqueur est un certain Carl Lewis.   Il domine dans cette course le recordman du Monde, Mennéa. 
 
1990 – 1999 : Frédéric Krantz. 
Cette décennie, sous la présidence de Jean Louis Pellet,  commence en 1990  par la remarquable  victoire de l’équipe fille championne de France du lancer de javelot : Olharan – 44 m – Lassale – 39 m – Chapeau – 45 m – Vanthournout – 46 m, équipe coachée par Paul Perrot.
En 1993, c’est l’équipe féminine de cross qui se distingue en se qualifiant aux championnats de France après avoir été vice championne interrégionale. – Arnoux, Salomon, Martin-Perez,  Mofen, Basile -,  entrainée par Yves Durand Saint Omer. 
Mathieu Jouys fut un remarquable hurdler de niveau national. Il sera qualifié aux championnats de France disputé à Narbonne en  1993 avec une performance de 14’’15. Il se classera 5ème.  Nathalie Chapeau en fait de même  au javelot.
Philippe Cantos, étudiant à l’ENSAM, palois devenu béciste, entrainé par Jean CharlesNanteuil,  se classe 4ème  des  championnats de France à Fort de France en 1997 avec l’excellente performance de 2,15 m. Il sera accompagné de quelques remarquables sauteurs.
Joël Montout – 7 m en longueur -, Than Bui et Cyril Vayssière respectivement, 2 m et 2,10 m en hauteur.
 Sylvie Kaboré avec une performance de 12,44 m au triple saut se qualifiera pour le Burkina Faso aux championnats du Monde en Allemagne. 
Florence Cens - 1,74 m saut en hauteur, venue de l’US Dax  pour épauler Philippe Cantos, vient compléter cette belle équipe de sauteurs entrainé par Jean Charles Nanteuil, conseiller technique régional.  
Olivier Mignon, étudiant au Lycée Victor Louis de Talence et futur cadre commercial de la société Asics se classe 6ème du championnat de France de cross en junior et obtient ainsi sa première sélection aux championnats du Monde de Turin.  Il se qualifiera par la suite pour les championnats d’Europe à Ljubljana sur 3000 m steeple, course dans laquelle il se classera 5ème.  Sa meilleure performance sera aux championnats de France sénior en 2000 à Nice avec 8’42’’. Il est entrainé par Philippe Matelot.
Avant d’évoquer Frédéric Krantz, nous signalerons les bonnes performances de :
Chez les filles, des sœurs Da- Silva en demi-fond plusieurs fois qualifiées aux championnats de France de leurs catégories en cross et sur 800 m - 2’15’’ -, de B.Durrieu Glinos sur 100 m féminin en 11’’96 , de Maya en 14’’60 sur 100 m haies féminin, de Sophie Arnoux sur 3000 m en 10’.
Chez les garçons,  d’Abelard N’Dombi en 10’’90, de Guillaume Pique sur 400 m haies en 53’’, de Fabrice Crabey  et Sacha Guillemin sur 5000 m en 15’. 
L’équipe de cross country masculine gagnera les interrégionaux et se qualifia en 1999 pour les championnats de France à Nantes. – Crabey, Fontan, Léglise, Mignon, Lalaude, Berthoneau, Guillemin-. Cette même année, Aurélie Casado obtient une excellente place dans le top 10 de ces mêmes championnats, en catégorie junior. Très polyvalente, elle s’exprima par la suite sur la route et sur 3000 steeple – 11’02’’ -.  Cette belle équipe était entrainée par Philippe Matelot et Yves Durand Saint Omer, toujours aux manettes, en cette fin de siècle, concluant cinquante années au service de l’athlétisme.
Serge Turlet – 40,98 m - et Céline Bergoz – 42,63 m-, entrainés par Paul Perrot obtiendront de bons résultats au lancer du disque. 
La fin de cette décennie va voir tomber en 1997, le plus vieux record du club, celui du 400 m détenu depuis… 1936 par Pierre Skawinski en 48’’. C’est le grand Léo Bechet, étudiant en biologie venu de Guyane, amené par son frère Camille (excellent coureur aussi de 400 m – 49’’ – et lanceur de Javelot – 66 m –) qui va se l’approprier aux championnats de France de nationale 2 en 47’’42, course qu’il gagnera.
Alice Tométy, dans la fin des années 90 viendra compléter le palmarès du sprint béciste avec de remarquables performances sur 100 m – 11’’73 – niveau de performance qui lui valut de monter sur le podium du championnat de France espoir.
Frédéric Krantz :   né en 1978, il va s’inscrire parmi les très grands champions de notre club.
Il est repéré au lycée de Périgueux par son professeur d’EPS, Mr Reveillas, puis entrainé par Mr Zuchetto sous la direction duquel, il établit le record de France minime du 80 m en 8’’92. En cadet il démontre toutes ses qualités en sautant 7,01 m.
En 1996, il s’inscrit à l’université de Bordeaux en mathématiques, intègre la section athlétisme du club,  entrainé par Patrick Bourbeillon. Une fracture du pied l’empêchera de participer cette année là aux championnats du monde junior en Australie.
L’année suivante sera remarquable avec sa médaille de bronze aux championnats de France dans le pays de sa mère, Fort de France,  sa médaille d’argent aux championnats d’Europe sénior de Budapest sur 4X100 m et médaille de bronze sur le 100 m des championnats d’Europe junior.
Cette année 1997 sera celle du grand honneur de courir contre le grand Carl Lewis au meeting de Zurich.
Grace à Frédéric la décennie 90 se termine en beauté.
2000 – 2010 : avec les deux sélections Olympiques de Frédéric Krantz – Sydney et Athènes -, les palmarès d’Aurélie Talbot et d’Amandine Constantin, la remontée en Nationale 1 en association avec Léognan complète le palmarès de cette décennie.
Cette décennie sera marquée par une belle aventure humaine. Celle d’une rencontre avec les dirigeants du club voisin de Léognan –Jacques Gaillard et Mme Dominique Couturier et de leur équipe -, celle d’une belle amitié qui nous a conduit vers l’accession en Nationale 1 en 2008. Nous y resterons deux ans en nous maintenant en 2009 lors d’un grand match interclubs  à  Stehelin, rappelant ceux des années soixante dix. Cette équipe était formée des participants bécistes suivants: pour la marche, Laurie Cérantola – 54’12’’au 10 km – une des meilleures française en junior, coachée par Loubna Hasseine – qui viendra l’épauler lors des interclubs - complétant avec LaurentGaillard et Anthony Cian – 50’43’’ sur 10 km - une équipe de marche, redoutée sur le plan national.
Pour le sprint –Camille Grassinneau qui sera par la suite membre de l’équipe de France de rugby à 7 pour les jeux de Rio, Marion Bournac -100, 200-, Xavier Guillaume chez les garçons aurait pu être le grand adversaire de Frédéric Krantz – 10’’55, 21’’ , et 48’’ -,  Fayad Younousse -10’’78 sur 100 m -, Késyl  Copol – 22’’50  sur 200 et 49 ‘’ sur 400 m - , sans oublier Frédéric Krantz, au 400m Stéphanie Visciano et Julie Plichon - 57’’ - , au 4 H CéciliaSaubusse - 65’’ 74 et Chloë Bonnet et sur les haies hautes,  Adrien Druet et Julien Barrat  - 14’’80 -, Amandine Constantin - 13’’ 73 sur 100 haies.
Pour les sauts, encore Amandine – 6,22 m en longueur et 1,81 m en hauteur -, Aurélie Talbot – 6,30 m et 13,70 m au triple -, Stéphane Moreau – 7m -,  Joseph Hamany - 7,30 m et 15 m au triple associé à l’excellent sprinteur et triple sauteur Moussa Moumini.
L’équipe de demi fond : Julie Truchon – 2’20’’ sur le 800, se qualifia pour les championnats de France de cross en junior -, Gaëlle Ribière, Maïté Billaud – 4’ 50’’ au 1500 m, Laetitia Moreau – venant du triathlon, s’exprimant mieux sur 3000 m et cross-country, Valérie Garré – très performante sur route – 10  km en 37’ -, chez les féminines, Antoine Crétenet et Adrien Latestère – 3’51’’ sur 1500 m, pour les garçons.
En cross country, les équipes filles et garçons se qualifièrent à plusieurs reprises, dans la fin de cette décennie, pour les championnats de France obtenant de bons résultats dans les vingt meilleurs clubs français. L’équipe fille – Ribière, Moreau, Billaud, Garré- gagnant à plusieurs reprises la demi-finale des championnats de France.
Au début des années 2000, Marie Claire Lesbats, détectera une pléiade de collégiennes  que l’on appellera les ‘’ Cadettes’’ : Elsa et Mathilde Capbern, Rose Thomas – longueur- , Clémentine Cattin – marteau, et qui fera une belle carrière de journaliste sous le non de Sarrat-, Pauline Parpant, - 400 haies -. Elles se qualifieront pour la finale nationale interclubs de leur catégorie. 
Marie Claire  sera bientôt épaulée par un grand ami de Patrick Bourbeillon, venant de Guadeloupe, grand connaisseur de l’athlétisme, non seulement comme technicien mais aussi comme  juge, Auguste Pierroche qui laissera un grand souvenir.  
Ce début de décennie sera brillant pour Frédéric Krantz :
2000, vice champion de France sur 200 m à Nice, finaliste au 4X100 m des jeux de Sydney – 5ème, équipe composée de Patros, Cheval, Guims-.
2001, double champion de France à  Saint Etienne, 100 et 200 m, établissant ses deux records au passage respectivement 10’’17 et 20’’48. Cette même année, lors de la coupe d’Europe à Paris, il battra le record du club de Jean Jacques Boussemart en 20’’40, malheureusement la performance ne fut pas valider pour avoir mis le pied sur la corde ! Il se qualifie sur les deux distances pour les championnats du monde à Edmonton. La grande année de sa carrière.
Malheureusement, l’année suivante il se blesse gravement dans le relai des interclubs au tendon d’Achille.
 2003, il revient fort.   Grâce à un remarquable 100 m en finale du championnat de France de Narbonne, il rentre dans le relai des championnats du monde de Paris.
Il se qualifie pour les jeux d’Athènes en 2004 –éliminé en demi finale-.
Amenée de Guadeloupe pour ses études, comme Auguste Pierroche,  par Patrick Bourbeillon, Aurélie Talbot aura réalisée ses plus belles performances sous la couleur rouge. Athlète aux  qualités de détente exceptionnelle, elle fera partie de l’équipe de France Espoir – France- Grande Bretagne en 2002 à Niort – mais aussi  sénior notamment lors de la coupe d’Europe en 2003. Elle se classa 6 ème aux championnats du monde junior. Ses records sont de 6,30 m en longueur et de 13,70 m au triple saut. 
Fille de Martine Laval, Amandine Constantin fut une remarquable heptathlète.   Ses spécialités sont les haies - comme Martine dont elle battra le record du club – et la hauteur. Elle excellât dans cette discipline,  -  championne de France cadette et record à 1,81 m - et à  la longueur– 6,22 m -. Elle sera pénalisée sur l’heptathlon, au très haut niveau, par le 800 m, son épreuve faible. Parmi les meilleures heptathlètes de sa génération derrière les Eunice Barber ou  Marie Collonvillé, elle fera partie de l’équipe de France d’épreuves combinées lors de  deux coupes d’Europe. Elle fut 6ème des championnats du monde cadet et junior, gagnés par une certaine Catarina Kluft, championne du monde à Paris.
Voici donc, la longue et très belle histoire de la section athlétisme du Bordeaux Etudiants Club, avec ses champions de France, ses records de France et  ses nombreux athlètes  internationaux. Nous nous arrêtons à 2010, car nous avons décidé de la raconter par décennie et que l’actuelle n’est pas encore terminée. Certes,  elle commence dans la difficulté. Mais les grands clubs peuvent- ils mourir un jour ?...
Chargement en cours